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 LA VIE DE ONLY STOKER UNCHAINED FORGIVES — ryaba & andré & marine le pen & bonnie

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ANDROID

MESSAGES : 9
MÉTIER : podcasteur
PUCE : girly wallpapers

Dans LA VIE DE ONLY STOKER UNCHAINED FORGIVES — ryaba & andré & marine le pen & bonnie
Le Mar 4 Juin - 19:16

— mais vas-y putain fais pas ton crevard...
— je regrette mais vous troublez le calme de ces lieux.
— putain qu'est-ce que t'es chiant va courir VA COURIR JE TE DIS putain !!!
— il va falloir que vous sortiez dans les plus brefs délais.
— c'est ça va voir ailleurs si mon cul s'y trouve !!!!!


niels se rassit sur un fauteuil capitonné mais avant qu'il attrape la souris le vigile attrapa la bretelle de son marcel pour l'évacuer promptement. il se débattit en s'accrochant au panneau "merci de ne pas troubler le calme de ces lieux" mais le grand type en costard installa son poing entre ses deux omoplates et fit en sorte que sa tête percute la rambarde. niels ne pouvait que battre inutilement l'air de ses pieds chaussés de crocs roses à clous en donnant des coups de genoux dans le mur. il se fêla deux côtes tout seul en se tortillant mais l'emprise du garde surpassait de loin ses capacités physiques moindres.

il le balança sur le pavé comme scar jeta mufasa aux gnous dans le roi lion 1, 1994.

— enculé de merde PUTAIN

niels glapissait sous le regard outragé de passants. il se sentait comme une bouteille pleine de haine laissée sur la voirie.

le pauvre garçon ne put se mettre debout, sa cage thoracique lui envoyait des insultes enflammées le long des cervicales, alors il rampa sur le trottoir en répandant un peu de sang nasal et de fureur dans la poussière du caniveau. il n'avait même pas eu le temps de se déconnecter et à coup sûr un plaisantin trouverait amusant de balancer à ses abonnés quelque invective générale. il injuria une vieille androïd dans son passage qui lui marcha à moitié sur les doigts. il envoya un jet de bile sur ses sandales en macramé.

niels rassembla tout son courage pour se redresser de quelques degrés en couinant et s'adossa de tout son poids à un mur. son débardeur déchiré laissait voir un téton percé d'un crucifix holographique estampillé de l'inscription "swaggy swag". le soleil était écrasant et écrasant sa tête violette sur le marbre il vit un graffiti sur le mur. il disait : "regarde le ciel."

niels regarda le ciel.
et lui cracha dessus.
mais ce crachat retomba dans ses cheveux.

— moi le ciel je l'ENCULE !!

il cria, mais son cri se rompit sur la fin à cause de la souffrance. il chercha activement quelque chose de moins douloureux à produire avec sa bouche et vit passer une jolie rousse en moto.
il siffla de toutes ses forces.


_________________

TES BLANCS DE POULET TU PEUX TE LES FOUTRE AU CUL

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CIVIL

MESSAGES : 10
MÉTIER : ambassadrice de Nike.

Dans Re: LA VIE DE ONLY STOKER UNCHAINED FORGIVES — ryaba & andré & marine le pen & bonnie
Le Mer 5 Juin - 8:56

En fait, Schneider avait assez l'habitude de se faire siffler, surtout lorsqu'elle enfourchait sa moto, et au plus haut point encore lorsqu'elle portait sa combinaison moulante cirée amincissante avec les lèvres peinturlurées de rose fuchsia. (Ce n'est pas comme si elle le cherchait un peu.)
C'était à un feu comme un autre : elle arrangeait sa mèche de cheveux dans le rétroviseur et taquinait le moteur de la bécane comme ils font dans les films avant d'accélérer à la vitesse supersonique. Son petit foulard en place, elle se souciait de la quantité d'eau de toilette dont elle avait pu l'asperger, parce qu'elle avait lu dans un magazine que vingt-cinq minutes suffisaient à habituer un individu à son odeur, aussi exubérante soit-elle. Il ne s'agissait pas d'asphyxier d'éventuels interlocuteurs à l'eau de rose, faut pas déconner.

Aussi lorsque ce sifflement-là — un peu faiblard d'ailleurs — retentit, elle ne songea premièrement même pas à tourner la tête.
La probabilité qu'un moucheron vienne la gêner en pleine immobilité à ce moment-là dans l'œil était moindre, mais c'est pas comme si on allait jouer au vraisemblable sur une île avec des cyborgs en crocs ; aussi, à ce moment précis, remplissant une probabilité indépendante très minime, un petit moucheron vint chatouiller l'oeil droit de Ryaba.
Baissant les larges lunettes de soleil et fermant des paupières de toutes les forces (un peu comme les gens qui viennent de manger un citron), elle rata le feu et était condamnée à attendre un tour supplémentaire — soit.
Aux voitures qui klaxonnaient d'impatience, elle agita un peu la main en enlevant son casque massif. Les chauffards se turent bien vite en découvrant la cascade de ses cheveux cuivrés (du moins, c'est ce qu'elle pensait ; elle avait effectivement lu dans la même feuille de salade que les hommes trouvent une signification particulière aux longs cheveux roux).
Puis elle trouva qu'il faisait bien chaud quand le vent de la route ne soufflait plus, alors défit-elle le zip qui montait jusqu'à son cou. Sa peau moite put enfin respirer un peu, et le litre de parfum qu'elle s'était mis se mit à sentir d'un coup très fort - sûrement la chaleur, là aussi.

Elle ne se rendit compte qu'assez tard (Ryaba a un temps de réaction anormalement élevé, en effet) qu'elle ne faisait qu'envoyer des messages très suspects au pauvre type qui l'avait sifflée (c'est-à-dire un clin d'œil très prononcé au point d'en stationner là et de se désaper devant lui) et considéra l'individu en lui-même.
Un coup d'œil lui permit de rendre compte qu'il s'agissait là d'un androïde un peu grossier.

Andrew,

Elle posa les deux pieds à terre.

Tu ne descends pas le tabasser ?

_________________
attendez.
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ANDROID

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Dans Re: LA VIE DE ONLY STOKER UNCHAINED FORGIVES — ryaba & andré & marine le pen & bonnie
Le Mer 5 Juin - 15:26

Il y a des instants comme ça dans la vie d’André où de nombreux facteurs s’accumulent au coin d’un instant pour former une montagne infranchissable.

Déjà, André avait plutôt la trouille à moto. Les slaloms entre voitures immobilisées à une constante de trente kilomètres/heure, cette fâcheuse manie de doubler à droite en klaxonnant, les pointes de vitesse hors la loi qu’il considérait aussi dangereuse pour la santé qu’une séance d’UV à Saint-Tropez, le laissaient en général blanc comme le fondement d’un parisien en hiver et avec l’étrange sensation de s’envoler loin de son enveloppe corporelle. Il s’y habituait lentement, certes, mais pour le moment, la confiance qu’il plaçait dans la conduite de Ryaba était proportionnellement inverse aux nombres de fois où sa jambe avait faillit percuter un rétroviseur.

Il ne lui en voulait pas : ça faisait parti de son charme au même titre que l’effluve transpirante de parfum bon marché –lui sembla t-il- qui vint lui faire tourner la tête assez brutalement lorsqu’elle retira son casque. André avait laissé la visière entrouverte, suffisamment pour entendre quelque chose comme un long sifflement flatteur, sans trop savoir si ça s’adressait à lui où à sa compagne (André se faisait siffler régulièrement, il n’avait jamais bien su pourquoi.) Dans le doute, il préféra se concentrer sur le tremblement compulsif de ses mains, dont les jointures avaient blanchit sous la cruelle pression qu’il leur faisait subir, cramponné qu’il était à la sellette, préparant psychologiquement le démarrage en trombe qui suivrait sans aucun doute le passage au vert.

Puis, il se fit la remarque que Ryaba ne pourrait pas redémarrer avec la farouche ardeur d’un guerrier des steppes montant au combat tant qu’elle n’aurait pas remis son casque – il ne serait jamais venu à l’esprit d’André que, lorsqu’on se permet des pointes à trois-cent kilomètres/heure, on peut se permettre de ne pas porter de casque.- Il se détendit imperceptiblement et apprécia d’autant plus l’effluve qui lui chatouillait le nez, la cascade splendide et cuivré comme un coucher de soleil sur l’atlantique de ses cheveux, la courbure de ses fines épaules et la courbe enchanteresse de ses hanches moulées par la combinaison de cuir. Il s’interrogea sur ce qui le poussait à se cramponner au siège plutôt qu’à elle, et la voix délicate de, croyez le ou non, sa conjointe en quelque sorte, vint l’extraire de sa torpeur enchanteresse.

- Je te demande pardon ? » En fait, il avait très bien entendu mais les mots frappèrent son esprit au ralentit. Il se ravisa. « Ho, heu. Oui, bien sur. »

C’est comme si un rire nerveux le secouait intérieurement. Il retira à son tour son casque, découvrant sa pâleur délicate, descendit de moto avec une certaine précaution et s’approcha de Niels sans trop savoir ce qu’il était censé faire. Il le jaugea quelques secondes et prit conscience d’une certaine jalousie, qui, tapie au fond de son cœur, lui soufflait la précarité de sa condition (tous les types dans son genre n’avaient pas la chance de s’afficher avec une fille du genre de Ryaba). Il se fit le plus viril possible, profita de sa hauteur pour toiser son adversaire et lâcha d’une voix presque forte :

- Je vous prierais de bien vouloir vous excuser auprès de Mademoiselle Schneider. Autrement, je risque d’être dans la terrible obligation de… Hé bien de… Heu… De vous… de vous corriger. Je suppose. »
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Le

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